Petit Papa Noël… Faire croire (ou pas)

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Ne gardons pas le mystère pour nous plus longtemps…Les fêtes de fin d’année approchent ! Nombreux sommes-nous à nous questionner au sujet de nos enfants, sur le fait de « faire croire ou non au Père Noël ». Si cette décision appartient à chacun, il n’en incombe pas moins de faire ce choix en toute connaissance de causes (et de conséquences, pour le coup). Voici donc notre point de vue sur la question et quelques pistes pouvant constituer des alternatives, sous l’angle des VEO, toujours…

Faire croire à ses enfants en l’existence du Père Noël est une chose, utiliser cette croyance pour « qu’ils se tiennent tranquilles » en est une autre. Même si, dans le prisme des VEO, les deux propositions ne semblent pas si éloignées que ça.

Regardez donc en toute objectivité :

Pour la première affirmation, « Oui, le père Noël existe ». Très franchement, à part quelques victimes du sempiternel « syndrome de Peter Pan » (Si vous en êtes, arrêtez la lecture de cet article ici, vraiment. Non ? Bon, j’avais prévenu…), plus personne ne vous dirait que c’est vrai. Ok ? C’est donc un mensonge, par définition.

Pour ce qui est de la seconde proposition, encore pire.

Voyons voir : « Si tu n’es pas sage, le Père Noël ne passera pas ! ». Bon alors, là, clairement, ça se corse (et c’est bien moins joli que l’île du même nom. Coucou Corsica

Or, si l’on n’apprend pas aux enfants à ne pas frapper tout en les frappant nous-mêmes, il en va de même pour tout le reste, dont les mensonges et le chantage susmentionnés.

N’oublions pas que les enfants apprennent aussi par mimétisme. Soyons exemplaires.

D’autant plus que le mensonge ne s’arrête pas là : souvent, les plus grands entrent dans
« la combine » pour continuer à leurrer les plus petits. C’est un cercle sans fin. D’un autre côté, comme l’indique notre postulat de départ, nous nous plaçons toujours du point de vue l’enfant. A partir de là, essayons de nous mettre à la place de celui ou celle qui y croit très fort au Père Noël et dont l’entourage maintient fermement la croyance… Le jour où j’apprends « la vérité », de surcroît si cette dernière m’est annoncée brutalement (ou pas) par un copain d’école ou une cousine plus âgée, comment je me sens très concrètement ?

Bien sûr, l’état dans lequel je vais me retrouver successivement à cette annonce pourra varier selon mon degré de croyance, ma maturité, mon état psychologique du moment, mes aptitudes personnelles et mon caractère, mais globalement, le curseur se placera entre « Haute trahison » et « C’est pas si grave » en passant par « déception extrême ».

Le « jeu » en vaut-il la chandelle ? La question reste posée…

Voilà, le décor est posé et implique encore bien d’autres dimensions, notamment commerciales pour ne citer qu’elles. En effet, malgré le « STOP PUB » qui siège sur notre boîte aux lettres et la télé (pourtant éteinte) qui trône (pourtant encore) dans notre salon, les catalogues de jouets sont tout de même parvenus à emplir notre espace de quiétude. Bah oui, desfois qu’on oublie que Noël approche et que « le père Noël est en train de préparer sa saison de rush », il faut bien que la sphère commerçante se charge de nous le rappeler…

Partant de cela, rassurez-vous, il y a tout un tas de choses à dire et à faire avec les enfants autour de Noël sans se sentir obligé d’en passer par là.

Par exemple :

  1. Laisser l’enfant vous guider ! Oui, vous avez bien lu 😉 Dans une relation saine et égalitaire, exempte de VEO, chacun peut exprimer son avis sur les questions de la vie. Et quand celle du Père Noël arrive sur le tapis, pourquoi ne pas utiliser l’écoute active ?! ça pourrait prendre cette forme : « Et toi, qu’en penses-tu ? ». Cette petite phrase toute simple a plusieurs atouts : en plus de nous renseigner sur le « degré de croyance personnelle et individuelle» de l’enfant, elle permet de rester dans l’accompagnement de celle-ci sans toutefois en être à l’origine et sans la renforcer. On ajustera alors plus facilement notre façon d’accompagner notre petit tout en conservant un positionnement assez neutre.
  2. Tout miser sur le partage, l’amour, le don de soi, le temps passé ensemble autour de la préparation de la fête, la réflexion autour du menu, des cadeaux que chacun souhaiterait se voir offrir et que chacun souhaiterait offrir. « Fabriquer » la fête ensemble de façon à tisser les souvenirs qui s’y rapporteront. Redonner à Noël ses lettres de noblesse (façon de parler hein, je vous vois venir^^).
  3. C’est l’occasion d’ouvrir ses chakras son esprit, et celui des enfants: Bah oui, c’est quoi Noël? D’où vient cette fête? Quelle en est l’origine? Comment fête-t-on Noël de par le vaste Monde? Profitons-en pour faire des recherches, élargir nos connaissances, approfondir le sujet!
  4. C’est le moment de travailler le sens de l’empathie et de sensibiliser toute la famille au fait que Noël, ben c’est pas la fête pour tout le monde en réalité. Suivant les pays, les croyances, les obédiences…etc… la coutume de « l’assiette supplémentaire à table le soir du réveillon », à la base, n’est pas destinée à ce que le Père Noël puisse prendre une petite collation au pied du sapin entre deux livraisons. Non. Désolée de vous décevoir à nouveau. Cette assiette vide est réservée au « mendiant » qui viendrait frapper à la porte le soir de Noël pour se réchauffer et se restaurer autour de la table familiale…

Parce que c’est tout cela la « Magie de Noël », et que ça n’a franchement pas grand chose à voir avec « Le Grand Bonhomme En Rouge ».

Si malgré tout, vous décidez qu’insister sur cette croyance présente plus d’aspects positifs que négatifs pour l’enfant, essayez de rester objectif : cela reste un mensonge que votre enfant pourra vivre difficilement. A ce moment-là, vous devrez accueillir ses émotions, sa déception, et pourquoi pas sa tristesse? Il vous faudra alors assumer ce choix.

De ce fait, lorsque nous nous sentons tenté(e)s par le « faire croire », essayons de toujours nous poser la question suivante :

« Mon enfant a-t-il besoin de croire ou est-ce moi qui en ai besoin ? »

Et pour celles et ceux qui aiment s’appuyer sur les livres jeunesse pour faire passer les messages, voici une petite bibliographie qui pourrait vous être fort utile en cette période :

Le Noël de Balthazar
http://www.editions-hatier.fr/livre/le-noel-de-balthazar

Le Noël de Franklin (la Tortue, ndlr) http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/bourgeois-paulette-clark-brenda/le-noel-de-franklin,673995.aspx

Ernest et Célestine : Le sapin de Noël
http://www.ricochet-jeunes.org/livres/livre/5310-ernest-et-celestine-le-sapin-de-noel

Agathe ne croit pas au Père Noël
http://www.ricochet-jeunes.org/livres/livre/50137-agathe-ne-croit-pas-au-pere-noel

Combien de nuits reste-t-il avant Noël ?
http://www.lespetitsbouquins.com/livres/combien-de-nuits-reste-t-il-avant-noel/

Et….. Joyeux Noël à tou(te)s bien sûr !

Aude, pour la collégiale (merci les copains

Pour aller plus loin :

http://www.seveilleretsepanouirdemaniereraisonnee.com/2016/10/biblio-notre-selection-de-livres-pour-un-noel-alternatif.html

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Cinq méthodes radicales pour en finir avec les caprices. La cinquième va vous étonner !

Parents, futurs parents, simples victimes collatérales qui êtes passés au moins une fois par une caisse d’hypermarché un samedi après-midi, vous le savez, nous sommes tous à la merci des caprices, que nous ayons des enfants ou pas.
Mais ça n’est pas une fatalité, et nous allons vous livrer dans les lignes qui suivent cinq secrets qui vous permettront d’esquiver les caprices aussi sûrement que Junior esquive les cuillerées de purée, que ce soit dans les magasins, en voiture, au restaurant, ou à la maison.

Portrait d'Edouard VI, prince de Galles à deux ans, Hans Holbein le Jeune.

Portrait d’Edouard VI, prince de Galles à deux ans, Hans Holbein le Jeune.

1. Dans les magasins

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le plus connu de tous, le champion des caprices, le roi des caprices, le dieu des caprices : le Caprice des Dieux.

Créé en 1956 par Jean Noël Bongrain, le Caprice des Dieux est une marque de fromage à pâte molle à croûte fleurie, ce qui dit comme ça fait penser à un vrai fromage, avec les petits asticots et tout et tout, alors qu’en fait on dirait plutôt du savon. Du savon mou à croûte fleurie.

Jamais à court d’idées et histoire de se séparer de l’ivraie, Bongrain a l’idée d’en faire le premier fromage ovale. C’est le point de départ d’une communication parfaitement maîtrisée et ces efforts de différenciation (y compris du vrai fromage) porteront leurs fruits, puisque il se serait vendu plus de deux milliards d’unités depuis les origines, dans plus de cent cinquante pays, et que près d’un foyer français sur trois en planque un dans son frigo.

Donc pour éviter ce caprice il faut la jouer fine.
Fuir tous les commerces de bouche (sauf les fromageries bien sûr), mais aussi contourner de suffisamment loin la Haute-Marne, le Mâconnais et l’Anjou, où sont produites les savonnettes.
Bien sûr, si vous habitez un de ces coins, on ne pourra pas faire grand-chose pour vous. On a dit « radicales », pas « miraculeuses ».
Et il reste bien sûr le problème du foyer sur trois, mais bon c’est vous qui choisissez vos amis hein ?

2. En voiture

Evitez les États-Unis et l’Australie.

En effet, c’est en 1965 que Chevrolet lance la production de son modèle Caprice, production qui sera reprise par Holden, une autre division de General Motors, à partir des années 2000 (aux États-Unis, car Holden fournissait déjà la Caprice en Australie à partir de 1990).
Tout au long de sa production ininterrompue , la Caprice a été le modèle le plus cher et le plus luxueux produit par Chevrolet, et comme c’est Wikipédia qui le dit, c’est sûrement vrai.
Ce qui est sûr, c’est que ça n’est pas une voiture pour rigoler : le modèle 2016 est disponible en Alchemy Deep Purple, Caprice Alto Grey, Caprice Heron White, Caprice Phantom (!) et Caprice Silver Ice Metallic. Il n’y a pas Caprice Funky Canary, ni Caprice Hot Road Red. Tu parles d’une Caprice…

Du coup, si vous vous tenez éloignés des Amériques et des kangourous, peu de risques de la croiser.
Ah, gaffe aussi en Belgique ou dans les Pyrénées, j’en ai trouvé deux en vente sur internet.

3. Au restaurant

N’allez pas à Hong-Kong.
Et si vous allez quand même à Hong-Kong – et vous auriez raison, c’est terrible Hong-Kong ! – n’allez pas dîner au restaurant deux étoiles du Four Seasons, le Caprice.

En plus, franchement, ça serait gâché.
Déjà et d’une, est-ce qu’il est bien raisonnable de se cogner quatorze heures de vol pour aller à l’autre bout du monde et finir par manger « Le Loup de Méditerranée, Les Coquillages », « Le Turbot de Ligne de la Côte d’Opale, L’Artichaut » ou « L’Agneau de l’Aveyron, Polenta, Cèpes », alors qu’il y a tout un tas de petits restaurants qui servent des repas bien plus exotiques et bien moins chers tout autour ?
Et si ça ne vous suffit pas comme raison, la chouette vue de Hong-Kong, celle avec toutes les ampoules et tous les néons allumés, qui ne fait pas du tout penser au réchauffement climatique, c’est quand on regarde le Four Seasons depuis l’autre rive de la baie, pas quand on est dedans.

4. A la maison

Née en juin 1979, Virginie Gervais, est une actrice, euh, exotique comme on disait dans le temps, qui a tourné dans quelques films olé olé, avant de devenir une personnalité du petit écran. Tout ça sous le pseudonyme de Virginie Caprice.

Bon, normalement, pas de ça chez vous, sauf peut-être si il y a des hommes à la maison (13 ans, ça suffit) et que vous regardez dans l’historique de votre navigateur.
Mais ça faut pas.
Faut pas faire Ctrl H.

Vous l’avez fait ? J’vous l’avais dit. De pas le faire.
Bon, tant qu’on y est, si vous trouvez « spanking » dans l’historique, pas de panique, c’est sûrement un lien vers l’article « Spanking is counterproductive and dangerous » d’Alice Miller.
Sûrement.

5. En général

Ne faites rien.

Ou plutôt, ne cherchez pas à éviter les caprices, parce que les caprices, ça n’existe pas.

C’est une invention, une histoire pour faire peur aux parents qui font les courses, un complot ourdi par les bobos glutenophobes pour vous faire acheter des livres de parentalité « bienveillante ». D’ailleurs, Isabelle Filliozat et Super Nanny se connaissent et sont amies, la preuve elles allaient au ski ensemble en Vanoise quand elles étaient ados (ça, ça n’est pas Wikipédia qui le dit et on n’est vraiment mais alors vraiment pas sûrs).

Car non, un enfant ne fait pas de caprices. En enfant s’exprime, ou exprime des besoins, et nous, nous ne savons pas toujours bien interpréter la situation.

Il montre des bonbons, vous tire par la manche pour aller les voir ? Il va faire un scandale devant tout le monde ?
Pourquoi immédiatement penser qu’il va nous racketter d’un paquet de fraises Tagada, alors qu’il veut juste les regarder, parce qu’ils lui plaisent ?
Vous engueulez votre femme à chaque fois qu’elle s’arrête devant les villas de la vitrine de l’agent immobilier, quand vous revenez de la plage à Pornic ? Vous tirez votre mari par la capuche, quand il veut faire un détour par le rayon des smartphones, alors que son iPhone n’a que deux ans ?
Pourquoi alors ne pas simplement accompagner votre enfant, pour aller voir avec lui le jouet ou la friandise qui l’attire, lui dire ce que vous en pensez, en discuter avec lui ?
Vous pourriez être surpris.e du résultat.

Vous êtes au parc et il se roule par terre parce qu’il ne veut pas rentrer ? Tout le monde vous regarde ?
L’avez-vous prévenu, un peu plus tôt, qu’il lui restait encore le temps de faire un tour de tourniquet et deux descentes de toboggan ? Lui avez-vous dit que vous reviendriez demain, ou après-demain ? Ou êtes vous allé l’arracher à son occupation, sans sommation, parce qu’il « sait » que vous devez rentrer, et sans espoir de retour ?
En fonction de son âge, il a beau vous avoir écouté.e, et même vous avoir dit avoir compris qu’il fallait rentrer, cela ne veut pas dire que son cerveau, encore immature, a correctement assemblé tous les éléments, y compris le temps qui passe et l’heure qu’il est, qui sont des éléments terriblement abstraits. Un tour de tourniquet et deux descentes de toboggans, ça c’est du concret, du facilement quantifiable pour lui.
Vous non plus vous n’aimez pas qu’on vous fasse partir d’une soirée au beau milieu d’une conversation, quand vous vous amusez bien, et que Julia allait enfin raconter son dîner avec Tom, ou que Gégé expliquait comment il avait découvert que sa femme savait faire Ctrl H.
Alors posez vos sacs, mais pas trop loin hein, on ne sait jamais, et prenez votre enfant dans vos bras, réconfortez-le. Vous l’emmènerez à nouveau au parc, et il pourra à nouveau s’amuser, mais là on doit partir, et la prochaine fois, je te préviendrai pour que tu ne sois pas surpris.
Vous allez voir, vous pourriez être étonné.e. D’ailleurs on l’a mis dans le titre, c’était pas juste pour la blague.

Avant de tenter de résoudre un problème, il faut d’abord vérifier que ce problème existe.
Pas besoin de méthodes, car les caprices n’existent pas. C’est juste l’adulte qui ne sait pas bien comprendre l’enfant.

Ah, et on s’en moque, du regard des autres, car ce que vous allez faire ensuite avec votre enfant va les laisser sans voix.

Patrick

L’enfant roi n’existe pas.

L’archétype de l’enfant roi, tyran en puissance est un concept erroné menant souvent à considérer que l’abandon du système autoritaire conduit inéluctablement au chaos. Il est essentiel de sortir de cette considération de l’enfant. L’enfant naît empathique et altruiste, un  pressenti  communément taclé de « bisounours » aujourd’hui confirmé par de nombreux chercheurs.

Le cerveau de l’enfant est immature et établit des connections en fonction de son environnement et apprend par imitation les comportements de son entourage.
Nous vous invitons à visionner la vidéo explicative de Céline Alvarez au sujet de la plasticité cérébrale :

 

Ainsi, un accompagnement respectueux ne développe pas l’égoïsme mais le respect. Le respect réel enseigné par l’exemple de ce que l’enfant aura reçu envers lui-même. L’estime de soi de l’enfant est préservée, laquelle est essentielle au respect de ses propres besoins et à conserver sa posture empathique. Nulle crainte à avoir, donc, lorsqu’un parent explique les choses à son enfant sans lui ordonner ou punir, bien loin ainsi d’ « en faire un enfant roi », c’est exactement l’inverse. L’exemple est maître dans tout apprentissage et le respect s’apprend en étant respecté.

Un enfant n’a pas encore acquis les codes pour se conduire en société, et ses actions sont parfois inappropriées. On ne peut pas lui en vouloir ni le blâmer pour cette inexpérience, notre rôle est de lui transmettre ces codes en lui donnant des clés via des consignes claires bien définies.

Finalement, vous avez rencontré quelques enfants se conduisant de manière dite « tyrannique » et vous vous dites c’est bien beau tout ça mais si ce n’est pas inhérent à la nature de l’enfant – et de l’humain – alors ça vient d’où ?

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Un  enfant, chéri par des parents équilibrés et bienveillants… Oh wait !

« Un enfant difficile a toujours quelques chose à nous dire » (yapaka). Il crie simplement au monde sa souffrance, son impuissance face à un vécu douloureux qu’il ne maîtrise pas. C’est notre rôle d’adulte accompagnant de décrypter cela, de découvrir ce qui se passe auprès de l’enfant.  Ce peut être le fait de la tristesse puis la rancœur d’émotions non accueillies, le fait d’évoluer dans un environnement non sécure, ce fameux laxisme … L’enfant va alors se comporter de manière à attirer l’attention sur son problème envers une nouvelle figure d’attachement (les adultes rencontrés à l’école en particulier ou dans tout autre lieu où il se sentira assez en confiance).

Mais les comportements égoïstes et égocentrés sont aussi le fait de punitions, de se dire « puisque c’est comme ça »… L’éducation autoritaire, visant à dresser un enfant pour le rendre respectueux  par la crainte, induit l’exact opposé de ce qu’elle souhaite. Elle abîme l’estime de soi, annihile l’empathie naturelle de l’enfant et conduit à des sursauts d’égoïsme, bien souvent en l’absence des adultes, à la récré notamment… L’enfant va comprendre qu’en présence des adultes, il faut se tenir à carreaux, sinon les punitions pleuvent. Mais une fois que l’adulte aura le dos tourné, il fera subir à d’autres ce qu’il subit lui-même, ou suivra ceux qui induisent cela, ce qui mènent aux chamailleries habituelles mais aussi au harcèlement.

 

L’enfant roi n’existe pas. Il n’a aucun pouvoir. C’est un enfant. Un enfant triste, perdu, démuni, en manque de sécurité affective. Il y a toujours une explication derrière un comportement inapproprié. Le cerveau immature de l’enfant ne lui permet pas encore de gérer ses émotions ; colère, tristesse, crainte l’envahissent et « explosent » littéralement en cris, jet d’objet, agression physique… Notre rôle est d’accompagner dans l’apprentissage du respect de chacun.e et dans la gestion de ses émotions au mieux.

 

Chloé

 

Pour aller plus loin :

La Plasticité cérébrale, vidéo de Céline Avarez (5’28)

La Plasticité cérébrale, vidéo de Céline Avarez (29’23)

Règles, consignes et interdits.

« Un enfant difficile a toujours quelques chose à nous dire » Campagne yapaka

Non, je ne suis pas ‘laxiste’…

Les figures d’attachement – en cours

Le harcèlement – en cours

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Non, je ne suis pas ‘laxiste’…

Education bienveillante, cnv, env, sans veo

Le qualificatif de « laxiste », cette abominable épée de Damoclès de tout parent, qui peut tomber à chaque rencontre familiale ou amicale, où l’Enfant ne serait pas d’accord avec son Parent et où l’on ne trouverait pas un terrain d’entente dans la minute… Un parent laxiste, et un enfant qui risquerait de se voir couronné à court ou moyen terme, ce fameux « enfant roi ».  Triste tableau. La peur de ce(s) qualificatif(s), le besoin de montrer au monde que l’on fait du bon boulot, que notre enfant est « bien éduqué », qu’il « sait se tenir » conduisent nombre de parents à s’égarer dans une relation autoritaire avec leur enfant… Ils vont régulièrement  l’enjoindre d’obéir, lui rappeler que « ce sont les parents qui décident »… Et comme ce n’est pas forcément intéressant pour l’enfant, se met en place tout un système de punitions et récompenses, lesquelles permettront de mieux modeler l’enfant à l’image que l’on souhaite qu’il incarne en société.

Mais le parent (s’)est aussi convaincu que c’est « pour son bien » et que ce serait le seul moyen de lui enseigner les valeurs fondamentales. Partant de ce postulat, tout parent souhaitant s’y prendre autrement avec son enfant semble fou, inconscient, ou tout simplement démissionnaire voire défaillant…

Le laxisme est servi à toute les sauces, mais c’est quoi au juste ?

Certains parents ne souhaitent pas une relation autoritaire avec leurs enfants, mais n’ont pas les clés pour s’y prendre autrement.  Peu respectés eux-mêmes dans leur enfance, ils n’ont pas appris à considérer leurs propre besoins. Ils souhaitent respecter la liberté de leur enfant mais s’oublient eux-mêmes… Et finalement, c’est une réponse opposée à un vécu mais pas assez murie pour accompagner un enfant de manière constructive.

D’autres parents n’ont pas spécialement réfléchi à leur manière d’accompagner leur enfant. Et par facilité, un certain laxisme peut s’installer, si le parent préfère passer du temps pour lui plutôt que s’occuper de son enfant. Les nounous-écrans en sont le parfait exemple.

Poussé à son paroxysme, le laxiste est le parent démissionnaire… Un parent tellement dépassé par ses problèmes personnels qu’il assure très mal voire plus du tout l’accompagnement de son enfant ;  un parent désengagé, ayant besoin d’aide.

L’enfant se sent alors livré à lui-même, à ses besoins d’expérimentation spontanés, dans un environnement non sécure. Il va chercher l’attention et l’affection par tout moyen, rarement efficaces…

A noter que ces « cases » sont fictives ; un parent lambda est souvent globalement autoritaire, mais il montre aussi  son affection, et parfois il est permissif. Un parent permissif aura parfois des accès d’affection ou d’autorité. Et il n’est pas rare qu’un parent vraiment à bout alterne entre phase de laxisme et de violence physique et morale.

Nous considérons que le laxisme est une violence éducative et ne répond vraiment pas aux besoins de l’enfant. Il est clair que la permissivité, comme toute violence éducative ordinaire peut s’inviter à tout moment lorsqu’un parent est fatigué ou en prise avec des problèmes personnels  importants. Ainsi chaque parent doit y être vigilant. La clé contre le laxisme, c’est d’identifier ses propres besoins, les écouter, et les exprimer.

Identifier, écouter et exprimer ses propres besoins, cela n’est pas évident si on n’a pas pu le faire depuis son enfance. Heureusement, nous pouvons apprendre à le faire. La Communication Non Violente consiste à la foi à communiquer soi de manière constructive envers les autres, mais aussi – et c’est personnellement le plus difficile – à recevoir le message de l’autre en le décodant et sans prendre pour soi les critiques qui ne sont en réalité que la mauvaise expression des besoins de l’interlocuteur ! Un  travail sur soi est ainsi nécessaire, consistant à retrouver davantage  d’estime de soi, bien souvent (très) émoussée (par toooutes ces violences éducatives)… Marshall Rosenberg, père de la Communication non-violente, considère que lors d’un conflit, lorsque chaque personne a identifié son réel besoin, la résolution se fait en 20 minutes !! Ça fait rêver, non ?

 

Dans notre idée de respecter nos enfants, et leur offrir une enfance épanouie, espérant leur donner les clés pour mener une vie autonome et elle aussi épanouie, nous bannissons toutes violences éducatives ordinaires.  Cela nous conduit donc à rejeter le système punitions récompenses, cela peut mener un parent qui ne mûrirait pas assez sa réflexion à une forme de permissivité, mais ce n’est pas le chemin que nous choisissons. Nos enfants sont écoutés, et nous nous écoutons nous même également ; nous lâchons prise pour ce qui n’est pas si important – et c’est propre à chacun – pour nous concentrer sur des règles essentielles, lesquelles seront établies pour tou.te.s, enfants et adultes, jeunes et vieux, hommes et femmes, et sur des consignes bien expliquées s’exprimant dans un espace-temps défini clairement.

 

Chloé

Pour aller plus loin :

L’enfant roi n’existe pas

Les violences éducatives ordinaires

Identifier, écouter et exprimer ses propres besoins  – en cours

Les bases de la Communication Non Violente – Conférence de Marshall Rosenberg (traduction FR)

Règles, consignes et interdits.

Le système punitions récompenses – en cours
*Le choix fermé*
*Chantage ou demande*
*Punition ou conséquence naturelle ?*

Éduquer sans récompense ni punition – Conférence de Marshall Rosenberg (traduction FR)

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